interv’you

Garbage sur la moquette du salon

Parce qu'il n'a pas la notoriété d'Harlem Royal ou Ségolène Désir, parce qu'on n'est jamais mieux desservi que par soi-même aussi, Garbage s'offre une interview qui, pour être "home-made", n'est pas pour autant bidon.


Peux-tu expliquer comment tu as commencé à créer des lampes ?

— Heu … oui : j'étais plus ou moins au chômedu depuis des lustres. Dans ce monde parfait, pour avoir voulu sortir du rang alors que j'étais privilégié, j'ai dû passer par vingt jobs merdiques en dix ans, je t'épargne les détails. Alors j'ai décidé de faire ce que je savais faire. Des gens passaient chez moi qui voulaient décrocher mes lampes — ils voulaient la suspension quand ils buvaient un coup dans la cuisine, ils voulaient le spot et l'armoire à pharmacie en allant pisser à la salle de bains, ils voulaient la table basse et le lampadaire du salon... A l'époque je trafiquais dans la brocante, et en

déconnant j'en ai fait cinq pour les mettre en vente. Elles sont parties comme des petits pains. Puis j'en ai fait cinq autres, puis dix, puis vingt, et ainsi de suite.

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